L'ancien président tchèque, Vaclav Havel, est mort. Une grande voix européenne, sinon la plus grande actuellement, se tait. Mais nous continuerons à l'entendre tant elle était forte et porteuse d'Espérance.
Espérance en des jours meilleurs
Je me souviendrai toujours des messages qu'il envoyait au monde depuis les prisons du régime soviétique, alors que ses pièces étaient jouées à Paris. En voyant une représentation d'"Audience" et "Vernissage" au début des années 80, mes amis et moi, "hommes de peu de foi", n'imaginions pas que l'auteur allait largement contribuer à faire tomber, à mains nues les murs de sa prison et ... le rideau de fer.
Esperance universelle
S'exprimant au Sénat, à la fin des années 90, il développait l'idée selon laquelle l'Europe n'avait aucune leçon à donner au monde, elle qui, au vingtième siècle, avait inventé les pires horreurs. Il soulignait qu'elle avait, par contre, un message d'Espérance à transmettre à tous ceux qui souffrent et qui luttent : "On peut revenir de l'horreur..., à condition d'y croire et de le vouloir !".
Ce message représente un formidable encouragement pour tous ceux qui veulent faire reculer les totalitarismes et toutes les violences, les guerres et les oppressions.
Cette leçon peut, a fortiori, valoir quand on est simplement dans des difficultés beaucoup plus ordinaires, comme celles que traverse l'Union européenne actuellement... Apprenons donc à les relativiser et à en sortir "par le haut"!
J'ai eu le bonheur de rencontrer à nouveau le Président Havel, à l'occasion de la COSAC, la rencontre des représentants des ¨Parlements nationaux des Etats de l'Union, organisée à Prague sous présidence tchèque : son regard, lumineux, faisait rayonner cette Espérance.
Denis Badré
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